Naufrage estival

Dans la touffeur d’un mois d’Août

En nage sur une plage bondée

Bombardé par la lumière écrasante

Je suis un vacancier aux abois

 

Harassante épreuve qu’un après midi

Plombé par un soleil au zénith

En proie aux ballons perdus

Je suis réduit à l’ombre d’un stupide parasol

 

Prisonnier de ce désert de sable en grains

J’expire ma peine et aspire à peine

Scène lénifiante d’un bord de mer vague et figé

Je déprime au ralenti

 

Congé d’été sur la côte bétonnée

Je subis hors de moi ces festivités ridicules

Cerné par la foule agglutinée à moitié dénudée

Je cherche une issue

 

Sursaut de vie, spasme d’envie

J’exhume le souvenir d’une nuit d’automne

Seul dans le silence et le froid sous un ciel étoilé

Je trouve enfin mon répit