Ainsi rature l’écrivain

Calme et volupté,

Tout le monde semble affairé

A lui, l’espace tout entier

Enfin libre de flotter

 

Un crayon, un papier,

L’ambition des idées

Le voilà fanfaron,

Cinéaste de son imagination

 

Perché en apesanteur,

Il se rêve grand conteur

Tel l’astronaute

Qui, d’une main, soupèse la planète

 

Ses mots brandis

A l’assaut des esprits

Malin, se pense l’écrivain

Qui achève ainsi son quatrain

 

Mais très vite une rature,

Envolée la sinécure.

L’aspirant démiurge

Eprouve alors l’infini vertige

 

Ivre des possibles,

Il ponctue ses fables

Tantôt accablé, tantôt extatique

A chaque instant, cyclothymique

 

Espérant proposer à propos

Et pas la fadaise d’un sot

Fébrile pour l’éternité

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